Assises de la pédagogie : deux jours pour penser l’enseignement à l’université
Les lundi 16 et mardi 17 mars, se sont tenues pour la première fois à l’université les Assises de la pédagogie.
Pendant deux jours, les membres de Paris 1 Panthéon-Sorbonne présents dans la salle 1 du centre Panthéon ou connectés à distance ont pu se questionner et placer la pédagogie au cœur des débats, marquant le début d’une démarche collaborative pour repenser les pratiques d’enseignement.
Fruit d’un travail collaboratif et de l’implication de la communauté
En prévision de cet événement, un large travail préparatoire a été mené et a permis de structurer les tables rondes de ces deux journées, avec la participation d’intervenants extérieurs. L’animation était assurée par les organisateurs Jean-François Caulier, vice-président de la commission de la Formation et de la Vie universitaire du conseil académique, chargé de l'IA et du numérique et Jérôme Valluy, maître de conférences en Sciences de l'information et de la communication.
Quelques semaines avant l’évènement, BIATPSS, enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs, doctorants et étudiants, ont été invités à s’investir dans sa préparation et à proposer des idées, consulter et participer aux échanges et rejoindre un groupe thématique de travail.
Une enquête réservée aux enseignants de l’université, premiers acteurs de la pédagogie au sein de l’établissement, était également disponible en ligne. Ses résultats ont permis d’alimenter un état des lieux qui a servi de base aux échanges lors de ces assises.
Le point de départ d’une réflexion collective
Après un premier temps de consultation, les personnes ayant contribué de près ou de loin à la préparation de ces journées et des sujets qui y ont été traités étaient présentes sur place et à distance afin d’assister à cet évènement inédit introduit par Christine Neau-Leduc, présidente de l’université et de poursuivre la réflexion.
« Beaucoup de questions émergent aujourd’hui en termes de pédagogie, de contrôle des connaissances ou de rythme de travail, qui peuvent avoir un impact très important lorsqu'on tire le fil de ce que l'intelligence artificielle provoque dans nos cours, dans notre pédagogie, dans notre relation avec les étudiants. » - Christine Neau-Leduc
La présidente a rappelé l’objectif de ces assises : « organiser un temps de réflexion et d’échanges collectifs pour nourrir le débat. » Elle a également mis l’accent sur l’utilité d’un temps long de réflexion, rendu d’autant plus nécessaire par l’accélération des transformations à l’œuvre.
Jean-François Caulier a ensuite poursuivi en insistant sur la place de la pédagogie dans l’enseignement supérieur français, pointant la place conséquente de la recherche pour certains membres de l’université et des charges d’enseignement qui laissent finalement peu de place à l’innovation pédagogique et à la réflexion sur ces sujets.
« Tout le temps passé à nos cours, c’est au détriment de la recherche. On a donc plutôt tendance à privilégier cette dernière dès que nous en avons l’occasion » - Jean-François Caulier
Selon lui, « la pédagogie est toujours reléguée au second plan et voilà pourquoi, finalement, en France, on a besoin de réfléchir sur ce sujet. »
C’est ainsi qu’ont débuté la première édition des Assises de la pédagogie de l’université, ouvrant le débat auprès de l’ensemble des membres de la communauté pour repenser le fonctionnement de l’enseignement et de la formation à Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Croiser les regards pour imaginer l’enseignement de demain
De l’impact de l’arrivée massive de l’intelligence artificielle dans l’enseignement supérieur aux modalités d’évaluation des étudiants en passant par les questions autour de l’offre de formation, des rythmes de travail et des conditions d’apprentissage de ces derniers, de nombreuses problématiques liées à la pédagogie ont pu être partagées et ont fait l’objet de discussions à l’occasion de ces assises.
Vice-présidents étudiants, enseignants, chercheurs et personnels BIATPSS ont pu partager leurs doutes, réactions et interrogations lors des différentes interventions afin de faire avancer le débat autour de la pédagogie et de proposer des axes d’améliorations.
Les regards croisés sur les défis pédagogiques actuels de l’université, partagés au cours de ces deux journées, ont ouvert un espace de dialogue riche et nécessaire, appelé à se prolonger dans le temps. Au-delà des constats, les Assises de la pédagogie auront permis de faire émerger des pistes concrètes et une volonté commune de replacer cette dernière au cœur des priorités de l’établissement. Elles constituent ainsi une première étape structurante vers une transformation durable des pratiques d’enseignement, fondée sur la collaboration, l’innovation et l’adaptation aux évolutions contemporaines de l’enseignement supérieur.